Un nouveau cru à déguster sans modération

Pâques apporte de nombreuses nouveautés incroyables, parmi lesquelles en voici quelques-unes:
• Le mal et la mort n’ont pas le dernier mot, la vie et le bien abandonnent le tombeau pour rejoindre nos existences.
• La foi ne se vit plus dans un catalogue de prescriptions à suivre ou non, mais dans une relation avec une personne vivante, le Christ, notre Sauveur.
• Dans le concret de nos vies, il y a l’espérance d’une nouveauté possible.
• Un millésime extraordinaire est à accueillir jour après jour.

Vous l’avez peut-être suivi ou appris, notre Eglise a traversé plusieurs crises et épreuves ces deux dernières années. Par chance c’était plutôt au niveau organisationnel et cantonal, notre vie régionale et paroissiale n’a pas été directement impactées par ces difficultés.
Mais ces derniers mois, de nombreuses personnes se sont engagées dans de nouvelles responsabilités, au Conseil du Consistoire, dans le nouveau Secrétariat général de l’EPG ou encore avec une nouvelle Modératrice de la Compagnie des pasteurs et des diacres (à partir du mois de juin).
Ces nombreux signes de vie sont réjouissants et plein d’espérance, comme une cuve remplie de moût après les vendanges!

Mais pour que le vin de notre Eglise soit agréable, il faut bien sûr prendre soin des blessures, les soigner, les accompagner pour pouvoir ensemble repartir dans la vie. A l’image de l’incroyable nouvelle de Pâques, je crois qu’un renouveau est possible dans notre Eglise, à vivre avec reconnaissance pour ce qui a été donné et avec confiance vers ce qui s’ouvre.
Et cette réalité ecclésiale, elle est aussi à vivre de manière personnelle. Jésus invite à accueillir la nouveauté qu’il apporte, avec un nouveau contexte. Ce n’est pas toujours facile de changer nos habitudes, mais c’est une richesse pour renouveler notre cave et offrir au monde un grand cru.

Nicolas Genequand