Salut!

Salut! Un petit mot de 5 lettres que l’on utilise pour se dire bonjour,
en particulier lorsqu’il y a une certaine familiarité entre les personnes.
Un petit mot souvent accompagné par une franche poignée de main
ou une triple bise.
Mais ces derniers gestes familiers sont maintenant proscrits
par des (non-)gestes barrières pour éviter qu’ils ne deviennent
un geste viral…
A titre personnel, ce changement d’habitude est pour moi une des évolutions
les moins agréables de ces derniers mois. Et un sympathique coup de coude
ne remplace pas ce signe qui ouvre symboliquement une relation, un échange.

Salut! En Eglise, c’est aussi une expression très forte,
le salut étant le fait d’être sauvé. Mais demandez à un catéchumène
s’il a envie ou besoin d’être sauvé et il vous répondra sans doute
« Merci, je vais bien, pas besoin de salut! Aujourd’hui, c’est la planète qu’il faut sauver! »
Qui sauve ? Qui est sauvé ? De quoi est-on sauvé ? Comment est-on sauvé ?
Ces questions plutôt absentes de nos préoccupations quotidiennes
nous rattrapent parfois lors des circonstances douloureuses de la vie.
Pourtant, au cœur de la foi se trouve Jésus, Yeshoua, dont le nom signifie
« Le Seigneur (Yahvé) sauve ». C’est ce que nous rappelle, par exemple,
le verset en haut de cet article.
En Jésus-Christ, Dieu nous dit « Salut »!
Et pour joindre le geste à la parole, il nous a laissé deux signes,
le baptême et la sainte Cène. Ce ne sont pas des gestes qui sauvent
mais des gestes dans lesquels Dieu nous tend la main.
Comme Michel-Ange le laisse aussi entendre dès la « Création d’Adam ».
A bon entendeur, salut!

Nicolas Genequand